Mobilité
Voilà le tram!

La fée ÉLECTRICITÉ au berceau des tl…

L’énergie électrique est à l’origine de la création des Transports publics lausannois (tl) il y a 130 ans. Entre le tram, les métros, les trolleys et les e-bus, le réseau tl prévoit une flotte (presque) 100% électrique à l’horizon 2030, dans la lignée des Plans climat développés par les collectivités publiques.
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Des panneaux solaires sur le garage-atelier du tramway contribuent à l’autonomie énergétique du bâtiment.

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Laurent Bleuze

L’électricité propulse le métro m1 au moyen de la ligne aérienne de contact.

Laurent Bleuze

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Laurent Bleuze

Comme le rappelle Martial Messeiller, porte-parole aux tl, la société des Transports publics lausannois s’appelait à l’origine la société des Tramways lausannois. «Notre société a été fondée en 1896 grâce à l’électricité, qui est arrivée dans les années 1890. Cette nouvelle technologie nous permettait de passer des trains lourds et bruyants, fonctionnant au charbon, aux trains légers et silencieux propulsés par la fée électricité…»

Aujourd’hui, après une parenthèse de plus d’un siècle où le moteur thermique a régné en maître, l’électrification des bus, le développement de la flotte des trolleybus et le retour du tram marquent un nouveau départ pour les tl. Le transporteur doit néanmoins toujours composer avec les défis d’approvisionnement et le coût de l’électricité, qui reste plus chère que le diesel : « Aidés par des subventions fédérales et cantonales, nous avons investi 590 millions de francs dans notre stratégie de décarbonation. Mais aujourd’hui, on ne sait toujours pas stocker cette énergie qui nous file entre les doigts…»

Sécurité énergétique
En 2025, les tl ont néanmoins franchi une étape déterminante en concluant des contrats directs avec des producteurs suisses, qui leur permettent de sécuriser un approvisionnement en électricité 100% renouvelable, à un tarif stable sur plusieurs années. «En parallèle, tous nos toits sont équipés de panneaux solaires, dont nous récupérons l’énergie pour augmenter notre autonomie». 

En témoigne le garage-atelier du tramway à Perrelet, tout juste construit en continuité du bâtiment historique du dépôt tl (une des plus grandes centrales photovoltaïques de l’agglomération), qui intègre une toiture végétalisée pourvue de 840 panneaux solaires visant l’autonomie énergétique du bâtiment. 

Les transports d’aujourd’hui et de demain
Si le tram et le M1 fonctionnent entièrement sous caténaires – des lignes aériennes de contact – le métro, lui, est alimenté grâce à un troisième rail latéral (le profilé) qui lui permet de gravir les fortes pentes de la ligne. De plus, il bénéficie d’un système de récupération d’énergie au freinage. Les trolleybus de nouvelle génération, quant à eux, ont la capacité de parcourir plusieurs kilomètres sur une batterie d’appoint qui se recharge lorsque le véhicule est connecté à la ligne aérienne. Pour les autobus électriques à batterie, les e-bus, il convient pour les tl de s’équiper en recharges dans les dépôts et terminus pour aboutir à une autonomie journalière.

Vers le 100% électrique
Aujourd’hui, plus de 75% du réseau est électrique et il reste à réformer les 25% qui carburent encore au diésel. «À l’horizon 2030, tous nos véhicules rouleront grâce à l’énergie électrique.» Tous? Non. Car une irréductible petite flotte de minibus thermiques, seuls capables de grimper certains dénivelés lausannois, continueront de rouler jusqu’à ce qu’une nouvelle technologie les remplace un jour. «Ce que les tl visent: une réduction de 16’000 tonnes de CO2 par an d’émissions directes et locales». De quoi rendre l’agglomération lausannoise encore plus respirable, et moins bruyante.